Interdictions de manifester : que corrige vraiment le juge administratif ?
- Ce qui s’est passé 1/5
Fin octobre et début novembre 2026, des préfectures ont interdit les rassemblements aux abords de lycées, le ministère de l'Intérieur a notifié des Micas à des militants écologistes et une préfecture a voulu interdire des équipements aux street medics.
- Pourquoi c’est important 2/5
Ces restrictions mobilisent des outils conçus pour d'autres situations. Le juge des référés en a suspendu une partie, mais son contrôle intervient souvent après coup, notamment pour des mesures de deux jours notifiées la veille d'une manifestation.
- Ce que l’on sait 3/5
- La préfecture du Bas-Rhin a interdit les rassemblements aux abords de plusieurs lycées de Strasbourg pour une semaine ; des amendes de 135 euros ont été dressées le 2 novembre.
- Des arrêtés comparables ont été suspendus par le juge des référés dans le Bas-Rhin, la Loire, l'Isère et les Vosges.
- Des militants écologistes ont reçu des Micas fondées sur le code de la sécurité intérieure, d'une durée de deux jours à trois mois.
- À Nancy, trois juges des référés ont autorisé les street medics à porter des équipements de protection en manifestation.
- Ce qui reste incertain 4/5
Le nombre de personnes visées par une Micas, estimé à une soixantaine par les intéressés, n'est pas confirmé. On ignore si des militants d'ultradroite ont été visés et quels sont les motifs détaillés des arrêtés et de l'ordonnance de Nancy.
- Pour aller plus loin 5/5